Les meurtres commis au Burundi, ainsi que certains discours tenus par des responsables politiques, suscitent des inquiétudes quant à un éventuel rétablissement de la peine de mort. Ces craintes sont d’autant plus vives que le Burundi n’a, jusqu’à présent, pas signé le protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort. C’est ce qu’affirme Me Armel Niyongere, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-Burundi). Le 10 octobre, à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, cette organisation a lancé une campagne de sensibilisation contre cette sanction. Selon Me Niyongere, les exécutions extrajudiciaires commises par des agents de l’État montrent que la peine de mort continue d’être appliquée de fait au Burundi, même si elle n’est pas officiellement prononcée. Il appelle les institutions étatiques chargées de l’élaboration et de l’adoption des lois à ne pas rétablir cette peine, comme cela se fait encore dans certains pays.
Droits humains
13 octobre 2026
